martes, 9 de abril de 2013

La ligne droite


Je ne t'attends pas au bout d'une ligne droite
Je sais qu'il faudra faire encore des détours
Et voir passer encore des jours et des jours
Mais sans que rien ne vienne éteindre notre hâte

Il pleut chez toi, chez moi le soleil est de plomb
Quand pourrons-nous enfin marier nos saisons
Quand pourrons-nous rentrer ensemble à la maison
Nous avons le temps, mais pourquoi est-ce si long

Mes habits ont parfois des traces de poussière
Et le parfum fané des amours passagères
Qui m'ont rendu ma solitude plus légère
A l'aube de mes nuits blanches et solitaires

Et toi mon bel amour, dis moi s'il y a des hommes
Qui t'ont rendu la vie un peu moins monotone
Qui t'aident à supporter l'hiver après l'automne
Et les silences obstinés du téléphone

Nous nous raconterons nos triomphes, nos fêtes
Mais comment s'avouer toutes nos défaites
L'angoisse qui nous tient, l'angoisse qui nous guette
Et s'accroche à chaque pensée, à chaque geste

Je sais que tu seras au bout de mes voyages
Je sais que tu viendras malgré tous les détours
Nous dormirons ensemble et nous ferons l'amour
Dans un monde réinventé à notre image
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